Mon Bilan de l'année en Corse

Et bien voilà, je m'y colle finalement, à écrire cet article, juste alors que le match France-Serbie scotche devant la télévision tout ce qu'il y a de mâle dans la maisonnée, si l'on excepte ma fille, qui renie visiblement ses gènes maternels, le bon goût, et les causes les plus sacrées!

Petit bilan de l'année qui vient de se passer.

Pour faire court (parce qu'il fait une chaleur d'enfer devant cet outil du diable) je dirais qu'après un très mauvais contact dans mon premier collège avec les élèves, surtout avec une classe en particulièr, si affreuse, que j'avais pris la décision de quitter la Corse le plus vite possible (ceux qui me connaissent connaissent aussi mon caractère excessif et spontané), je suis revenue à plus de pondération après avoir passé 5 mois fort intéressants au collège du Fiumorbu.

J'y ai trouvé le même style d'élèves que dans les hauteurs savoyardes: gentils, affectifs, spontanés. Bien sûr, il y a eu des hauts et des bas, avec eux, mais rien que de parfaitement normal.
J'ai eu de la peine à les quitter, et si j'en crois les petits messages et les petits papiers qu'ils m'ont donnés en partant, je pense qu'ils m'ont bien aimée. Peut-être suis-je faite pour n'aimer que les élèves ruraux, campagnards, si touchants dans leur saine vivacité, leur immédiateté.

Leur simplicité. Leur naïveté qui répond à la mienne.

Sans compter que j'ai eu le plaisir d'enseigner à certains élèves particulièrement brillants.

La rentrée de cette année se fait dans un collège que je ne connais pas. Je dirais que l'équipe enseignante est à la ressemblance de mes voisins: chaleureuse, ouverte, généreuse.

D'ailleurs toutes les équipes enseignantes que j'ai pu voir ici ont été bâties sur cette configuration: beaucoup de chaleur, de gentillesse, de don de soi.

J'espère que le contact avec les élèves ne se fera pas trop mal, car j'ai l'impression que si les adultes corses sont réellement adorables, et qu'ils ont une sorte de génie humain, une science instinctive des relations humaines, automatique, innée, solide de son jaillissement même, les élèves citadins sont très très durs. Le contraste est saisissant, et vraiment dommageable.

J'espère que j'arriverais à faire taire en moi cet amour de la loi, ce rapport à la loi qui fait que je passe parfois à côté de l'humain.

Après un an en Corse, ce qui n'est vraiment pas grand chose, j'ai l'impression que la différence entre le Corse et le continent, tient dans ce rapport à la loi et à l'humain: sur le continent, la loi passe avant tout. L'humain est secondaire. En Corse, l'humain passe avant tout.

J'avoue que si j'ai beaucoup de mal à accepter cet état de fait, par principe (la loi devant être au-dessus de tout, dans l'éducation que j'ai reçue) je le trouve plus "vrai", plus "fondé" que celui qui veut faire passer la loi avant toute chose.

Mais peut-on se refaire?

C'est peut-être cela le génie corse, comprendre l'esprit le la loi, et non s'arrêter à ses simulacres.

Dans tous les cas, j'attends beaucoup de mon passage sur cet île: reconstruire ma famille, et trouver un autre rapport aux êtres, à la vie, et peut-être à moi-même. Comme une sorte de retour aux sources.


Je fais un bisou à tous ceux qui me lisent, à Marseille, en Corse, à Taninges et à Mieussy.

# Posté le mardi 19 mai 2009 05:06

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 16:36

Force centrifuge et force centripète

Force centrifuge et force centripète
Le commentaire que m'a laissé un parent d'élève m'a fait réaliser une chose.

Il est toujours très amusant de diviser le monde, les choses et les gens en deux catégories aussi multiples que variées, farfelues ou sérieuses.

Ce commentaire m'a fait comprendre que le monde pouvait se diviser en deux catégories (sans h): ceux qui sont animés par une force centrifuge et ceux qui le sont par une force centripète.

Je m'explique: il y a certains êtres tournés vers l'extérieur, vers l'autre, vers le monde, curieux et intelligents. Ce sont les centrifuges. Le papa en question relève, à mon sens de cette catégorie. Heureux homme!

Et puis il y a les autres, qui tournent autour d'eux-mêmes, en essorage intérieur constant, égo-centrés. Ce sont, à mon sens, les moins intéressants. Ce sont les centripètes. Et j'en fais partie.

C'est malheureux. C'est mon malheur. Mais on ne se refait pas.

Les centripètes sont des pétochards.

Quand donc se délivre-t-on de soi-même?

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 13:01

Quand le sport devient de l'art !

Quand le sport devient de l'art !
Admirez un pro en action, et siouplaît, respect !


Térence en course à l'essai, après avoir échappé à un adversaire redoutable, mais dans les choux, lors de son premier tournoi, en octobre.


Le club a affiché la photo et me l'a envoyée.

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 12:38

Les nouveaux aristocrates

Les nouveaux aristocrates
Voilà quelqu'un que je n'aime pas du tout.
Pas pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il représente.
Voilà un type "fils de" qui ne fait que refaire en actuel ce que son père a déjà fait (leurs chansons, leur phrasé, leur look sont semblables).

J'en ai ras le bol de ces "fils de" qui n'ont eu, bien souvent, et pour paraphraser Figaro, comme seul talent que celui de naître.

En quoi les Lou Doillon, les David Halliday, les Romane Bohringer, les Benjamin Castaldi, les Hippolyte Girardot, les Marie Drucker, les Emmanuelle Béart,les Enrique Iglesias, les Laura Smet etc....sont-ils ou elles vraiment doué(e)s?

Auraient-ils vraiment percé s'ils n'avaient pas eu d'illustre ascendance?

Combien de talents restent ignorés en France parce que venant de nulle part et donc forcément d'ailleurs que de là où il faut être?

Comment la France, qui a fait la Révolution française et a aboli les privilèges, peut-elle trouver des journalistes béats se gargarisant à longueur d'articles de cet aphorisme éculé "bon sang ne saurait mentir"?

Le talent serait-il héréditaire?

Je ne peux m'empêcher de penser aux marquises faisant l'aumone aux pauvres quand je vois tous ces "people" militer pour les déshérités, pour se gagner une place au paradis des droits de l'homme comme celles-là cherchaient à se la gagner en un paradis plus religieux.

Je hais ceux qui sont sûrs d'être dans le droit chemin, quels qu'ils soient, quel qu'il soit. Je n'aime que les inquiets, que les incertains, parce que, avec un peu de chance, ils cherchent encore.
Honte à ceux qui pensent avoir trouvé.
Honte aux donneurs de leçons.

Les temps changent, mais les injustices demeurent.

Vous stipendiez les curés, mais n'êtes-vous pas curés vous-mêmes, vous qui entrez en citoyenneté comme on rentre en religion, avec la même intolérance, la même suffisance, et les mêmes ridicules?

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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 08:55

Modifié le mardi 19 mai 2009 08:56

Réponses

Réponses
Je voulais remercier tous ceux qui viennent sur ce blog, et en particulier Reynald (que je n'ai pas oublié) et Soline.
Reynald se souviendra peut-être de certaines de nos convers sur MSN!
Merci aussi à Marin, à Manon, à tous les autres.
Et au papa de Manon qui me fait trembler de honte: que mes lectures et mes musiques manquent en ce moment d'intellectuel!!! J'ai beaucoup apprécié son dernier commentaire....J'essaierai de faire mieux la prochaine fois.

Sinon, la Haute-Savoie me manque énormément et j'ai hâte d'y retourner, que ce soit en passant ou définitivement.
C'est là-haut, chez vous, que je suis chez moi.

Vous me manquez tous énormément, et je pense à vous chaque jour, et plusieurs fois par jour.

Je vous embrasse tous terriblement fort!

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 06:21

Modifié le jeudi 08 janvier 2009 16:31